Séminaire du 07 Mars 2001 organisé par le Lycée Massabielle
Production réalisée par les élèves de 1 ère ES Bénoni Christelle et Berchel Emilie
Thème: Le Marché du Travail
Question N°1
Dresser un bilan critique de la journée du 07 Mars en faisant émerger les bénéfices ou non que vous avez tiré de ce séminaire.
Introduction
La journée du Mercredi 7 Mars 2001 fut
marqué par un Séminaire organisé par le lycée Massabielle. Celui-ci s'est
déroulé dans un cadre enchanteur, l'Hotel Novotel.
Mr Désir et Mme Abraham, mais également M. Vamur, furent nos accompagnateurs.
La conférence débuta par un mot de remerciement de Mme Abraham.
Nous avons eu la chance d'avoir à nos cotés M. Vinard représentant du Recteur
de l'Académie de Guadeloupe ( ... ).
La journée fût organisée en deux parties:
- la matinée fût consacrée à l'ancienne économie ou l'économie traditionnelle
- l'après-midi à la nouvelle économie.
La matinée débuta par l'intervention de M. Borda, 09 h 1 0, professeur à l'UAG. Celle-ci fût intéressante dans la mesure où les propos qu'il nous a développé furent un rappel des notions vues en classe de Seconde et de Première. Dans un premier temps, il donna une définition simple mais concise de l'entreprise. L'entreprise désigne toute organisation dont l'activité aboutie à la vente de biens et de services sur le marché. L'entreprise est définie par son activité et non par son but. Ensuite, il fît référence à l'organisation au sein de l'entreprise dont le but premier est la maximisation du profit, à l'organisation de la production et à celle du travail, où les notions de Taylorisme, Fordisme et Toyotisme ont été expliqué. Et pour terminer, il fît allusion à la mise en place de la réduction du temps de travail dans les entreprises et de leurs conséquences.
M. Borda nous a captivé par son dynamisme et notamment par des petits schémas explicatifs qui ont permis d'illustrer ses propos. Sa bonne humeur et son dynamisme de jeune professeur ont contribué a nous faire savourer les premières minutes enrichissantes de ce débat ...
9 h 30 M. Montauban également professeur à l'UAG prit la parole, intervenant, d'âge moyen, il n'a pas su faire preuve d'originalité pour attirer les élèves. Son intervention était coupée de ses remarques plaintives par rapport au bavardage de certains élèves; remarques qui ont d'ailleurs touchées profondément nos professeurs d'économie. Il lui manquait l'amabilité, le dynamisme et le sourire nécessaire à l'épanouissement de son public. Cependant, le thème qu'il développa à savoir "La pauvreté et l'exclusion" n'en demeurait pas moins intéressant, car il a contribué à l'enrichissement culturel, en nous apportant des précisions sur la situation de pauvreté dans les Antilles et la Guyane au moyen de chiffres parlants. Il a évoqué la notion de pauvreté au sein des familles antillaises, mais aussi les personnes qui ont mis en exergue les problèmes liés à ce phénomène.
L'un des aspects gratifiants de son intervention, est qu'il est resté dans un contexte local. Par la suite, nous avons pu apprécier le débat qui s'en suivi avec des questions pertinentes comme par exemple:
- l'exclusion, entraîne-t-elle la pauvreté?
- quelles sont les causes de l'exclusion et de la pauvreté?
- peut-on encore parler de pays du Tiers-Monde?
- les subventions accordées par l'Etat ne renforcent-elles pas l'assistanat de la Guadeloupe envers la Métropole?
- l'exclusion est-elle due à notre économie capitaliste? (...)
Lors de la pause qui a lieu à 1 0 h 30, nous avons pu apprécier la dégustation de petits pains au chocolat, de croissants, mais aussi de boissons fraîches. Cependant, certains se sont plaints du manque de civisme de la part des élèves, car beaucoup n'ont pas profité de la dégustation des viennoises.
Après cette petite pause d'environ 30 minutes , M. Nabajoth nous a fait l'honneur de se joindre à nous, intervenant sur les conflits sociaux. Il développa l'idée selon laquelle, le dialogue est une solution première dans la résolution du conflit social, d'autant plus que différents moyens sont mis à la disposition de l'entreprise afin d'établir une meilleure communication (comité d'entreprise selon la taille de celle-ci, organisation syndicale, formule d'arbitrage, conseil des prud'hommes ... ). L'intervention de M. Nabajoth a contribué à montrer l'aspect social du marché du travail.
Par la suite, M. Figaro, conseiller en Management, est resté dans le même ordre d'idée , mettant en exergue la nécessité de communiquer. Selon lui, la communication est une philosophie de la vie qui s'incarne dans les valeurs. Pour enrichir son intervention, il sollicita vivement la participation des élèves. Communiquer, c'est:
- respecter le point de vue de l'autre
- savoir écouter, s'adapter, avoir des arguments
- être ouvert aux autres
- savoir analyser les comportements...
Cet échange fait apparaître la notion de choix. Le choix entraîne la responsabilité. On sera amener à faire des choix tout au long de notre vie.
M. Figaro nous a émerveillé par son coté dynamique, sa facilité d'échange avec les élèves, mais aussi par son accueil. IL fût le deuxième intervenant à s'être levé afin d'offrir aux élèves un discours magistral. L'enthousiasme des élèves s'est d'ailleurs reflété à travers des applaudissements, plus que chaleureux.
M. Audebert s'est joint à nous pour nous faire part de ses idées sur les conflits sociaux. Pour étayer ses dires, il prît comme exemple l'ouvrage d'Henry Labory, "L'éloge de la fuite". Ce dernier s'est en effet intéressé aux attitudes des hommes et des femmes face à des situations conflictuelles. Cela a permis de faire émerger trois types de comportements: le combat, la fuite et l'inhibition c'est-à-dire, l'intériorisation du conflit. Labory a montré que le dernier cas peut conduire à l'infarctus, à la dépression, voire le suicide, grâce à des expériences effectuées sur des rats.
Le discours de M. Audebert fut entrecoupé de remarques amusantes ce qui a permis de détendre l'atmosphère.
M. Rauzduel, professeur à l'UAG, fît son intervention lors du débat, en orientant sa réflexion sur le thème suivant : "l'impact des conflits sociaux sur le développement et la culture en Guadeloupe". Pour remédier au problème des conflits, il faut réintégrer la dimension culturelle dans le développement de la société.( ... ). Il laissa place au débat qui durera jusqu'à l'heure du déjeûner.
Les élèves n'ont pas hésité à poser de nombreuses questions comme par exemple la question du harcèlement moral, les négociations sans résultat, l'apprentissage de la communication...
Repas, l'accueil fut excellent et le repas copieux
L'après midi débuta avec l'intervention de M. Angèle, apportant aux élèves le témoignage d'une expérience en Nouvelle économie. M. Angèle est chef d'entreprise dans le domaine de la communication en région Lyonnaise. Ses employés sont à la fois antillais et des français de l'hexagone. Selon lui, la nouvelle entreprise connaît une révolution fondamentale: celle de l'information. Celle-ci semble être un facteur important de développement pour les petites entreprises.
Le discours de M. Angèle fût tellement captivant qu'il donna envie d'intégrer son entreprise...
Au tour de M. Kah, Directeur commercial
adjoint aux grands Moulins des Antilles évoquant le thème de la nouvelle
économie et ses apports dans l'entreprise. Il montra que la réussite
professionnelle dépend de plusieurs facteurs: le travail, le talent, la
passion. Il acheva son discourt par la citation suivante "la plus grande
liberté est la connaissance".
M. Kah n'a pas spécialement attirer notre attention car nous avons de lui un
très vague souvenir même si ses propos furent enrichissant du fait de
l'actualité de son thème.
Le troisième et dernier débat vient clôturer notre séminaire. Nous avons pu
apprécier une nouvelle intervention de M. Borda qui fît la distinction entre
marché des biens et des services, marchés du travail et marchés boursiers
mais aussi le phénomène de "nettoyage du marché" .
M. Angèle prît la parole pour indiquer que le changement principal en nouvelle économie est mode de recrutement . Il témoigne du fait que la créativité du candidat à l'embauche est mieux considérée que son niveau de diplôme.
Les questions posées à l'occasion de ce dernier débat furent les suivantes:
- la nouvelle économie ne
renforce-t-elle pas l'individualisme?
- la Guadeloupe, ne sera-t-elle pas lésé du fait de son retard économique?
- le développement technologique ne va-t-il pas entraîner la surproduction?
- quels sont les principes du développement d'une SARL?
La dernière question, celle de M. Montauban adressée à M. Angèle, était la suivante: "si les gens de la Guadeloupe sont plus innovants, pourquoi embaucher en France? ( ...)
Conclusion
La journée du 07 Mars 2001, s'acheva avec les mots d'adieu de M. Désir et de Melle Robinet, (élève de Terminale ES) afin de remercier les intervenants non seulement de leur présence mais surtout de la prestation qu'il nous ont offert. Ce fût une journée chargée d'émotions et nous en garderons un souvenir inoubliable.
Observations du professeur (M. Désir)
Tous les aspects de la journée ont été
relevés. Cependant, vous avez privilégié l'aspect résumé plutôt que les
bénéfices ou non de la journée. C'est pour cela que vous avez dépassé le
cadre des trois pages doubles maximum imposé!
On retrouve malgré tout, les aspects bénéfiques ou non de la journée à
l'intérieur de votre développement.