En collaboration avec la direction de l'établissement, quelques parents de Massabielle ont organisé la venue de Tony DELSHAM, auteur du livre «Papa, est-ce que je peux venir mourir à la maison ?», pour y rencontrer élèves, parents et enseignants, les 9, 1 0 et 1 1 décembre 1999, lors de conférences-débats.

Ce livre, auquel on ne peut rester insensible, retrace l'histoire vraie d'une jeune fille, Juliana, avocate brillante, ayant reçu une excellente éducation et très au fait des ravages de la drogue. Pourtant... elle se fait piéger par son meilleur ami, J. Christophe, qui, à son insu lui fait absorber du crack. La dépendance est immédiate et la descente aux enfers est vertigineuse. Révoltée, souillée par des viols à répétition pour obtenir le poison convoité. Elle préfère se laisser mourir. C'était sans compter avec l'amour, la détermination et la combativité de son père qui parvient à la sortir de l'emprise de la drogue. Hélas ! elle finit quand même par sombrer et pour échapper à ce «démon» revenu à la charge, elle trouve la délivrance dans le suicide. Les rencontres de tous les élèves du collège et lycée avec l'auteur, ont été riches et ponctuées de questions plus pertinentes les unes que les autres. Les parents ont aussi répondu présents !

 Le message de Tony DELSHAM était clair : la drogue c'est la mort ! Ne nous y trompons pas, cela concerne toutes les drogues. «L'herbe» si banalisée aujourd'hui amène aux drogues dures !
 Le discours : «Je maîtrise complètement ma consommation, je ne suis pas et ne serai jamais dépendant» est illusoire ! Comment un adolescent, si vulnérable psychologiquement, peut-il "maîtriser" et résister à l'appel des paradis artificiels, prônés, de surcroît par certaines philosophies pacifistes ?

A travers son combat, mené depuis 10 ans sur le territoire français et à l'étranger, Tony DELSHAM peut en témoigner. Sollicités quotidiennement, de nombreux jeunes n'ont pu «maîtriser» leur consommation d'herbe. Le trafic mondial de stupéfiants représente un énorme et «juteux» marché. Rien, vu les bénéfices exhorbitants, n'arrêtera les trafiquants pour anéantir cette jeunesse.

Tony DELSHAM pense, qu'à travers des actions préventives très mobilisatrices, nous pouvons arriver à déstabiliser les dealers, les marginaliser et pourquoi pas les exclure.

L'adaptation théâtrale de l'histoire terrible de Juliana a permis à une troupe de comédiens de la présenter en Guadeloupe sur Basse-Terre, Lamentin et Pointe à Pitre, les 24, 25 et 26 février 2000. Le message est resté clair: aucune drogue n'est inoffensive ! Nous espérons que cette troupe se reproduira dans notre département pour continuer à «actionner les mécanismes d'au-todéfense de la société, notamment à travers la prévention».

Merci à tous d'avoir participé à cette action. Nous nous devons de continuer à préserver nos enfants d'eux- mêmes et des autres. Ils sont ce que nous avons de plus précieux au monde.

Dernière modification : le jeudi 26 octobre 2000